Élections présidentielles : Notre plaidoyer à destination des candidats !

Notre fédéraion BVE.bzh s’engage et formule des propositions pour l’avenir des millions de personnes âgées vivant avec une perte d’autonomie et/ou un handicap en France.

POUR LA DIGNITÉ, LA PROTECTION ET LA CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE TOUT AU LONG DE LA VIE :
LIBERTÉ de choisir son mode et son lieu de vie
ÉGALITÉ des Droits et des Chances et droit à une citoyenneté pleine et entière
FRATERNITÉ : une société ouverte et inclusive

Retrouvez l’intégralité de notre plaidoyer en cliquant ici : Plaidoyer/Présidentielles

Signez notre Pétition : L’accompagnement de la perte d’autonomie des citoyens âgés n’est pas un bien marchand

Pour signer notre pétition, merci de suivre ce lien : https://chng.it/fBt4QzQr

Retrouvez ici l’intégralité de la pétition :

Les établissements, appelés EHPAD, accueillant des citoyens âgés de plus de 60 ans en lourde perte d’autonomie, ne doivent en aucun cas tomber dans le giron d’un système à but lucratif, transformant le citoyen âgé en produit marchand. Les EHPAD doivent être des établissements publics ou associatifs à but non lucratif.

• Nous refusons les dérives qui nous projettent petit à petit vers un système à l’Américaine où la santé est l’apanage des grands groupes financiers protégeant les plus riches et où l’hospice est réservé à la population pauvre dépourvue de moyens suffisants pour être bien soignés.
• Nous devons agir aujourd’hui pour éviter toute dérive néfaste à l’accompagnement en santé des Français. En effet, l’accompagnement de la santé en France s’est construit sur la base d’un financement universel (la sécurité sociale) fondé sur notre pacte républicain « Chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».
• Nous voulons choisir notre lieu de vie, tout au long de notre existence. L’EHPAD aujourd’hui est un passage obligé et non choisi, où le citoyen entre par obligation, victime d’une pathologie invalidante, d’un accident, d’une situation qui n’est plus gérable au domicile en raison de l’insuffisance des moyens humains et financiers qui lui sont accordés.
• Nous demandons au gouvernement de donner enfin à ces établissements les moyens suffisants pour pouvoir répondre à tous les besoins médicaux, médico-sociaux et sociaux des résidents qui y sont accueillis.
• Nous dénonçons la maltraitance institutionnelle dans les établissements publics et privés à but non lucratif qui n’est ni du fait des responsables d’établissements ni du fait d’un personnel dévoué, mais qui est due aux manques de moyens alloués pour leur permettre d’accomplir leurs missions, moyens indispensables au bien-être des citoyens âgés et à la cohésion sociale.
• Nous exigeons que les EHPAD soient totalement repensés et réorganisés : Actuellement ces établissements sont dans l’incapacité de répondre à un accompagnement nécessitant des soins médicaux de plus en plus contraignants, tout en protégeant le volet indispensable à la VIE sociale et psychoaffective.
• Nous refusons de laisser croire à nos concitoyens que des formations, des évaluations externes appartenant à des réseaux marchands, vont solutionner le problème des insuffisances de personnel en EHPAD, et permettront ainsi de répondre « d’un coup de baguette magique » aux besoins indispensables d’un réel accompagnement, autant sur le plan médical, médico-social que social.
• Nous voulons que ce soit l’hôpital qui se déplace vers l’EHPAD et non l’inverse. Il faut rapidement développer les pôles gériatriques et apporter dans ces établissements les plateaux techniques suffisants pour éviter des transferts inutiles, couteux et parfois dramatiques pour le sujet âgé.
• Nous revendiquons de ce fait, un accompagnement de tous les besoins des résidents/patients en EHPAD en priorisant le respect, la dignité, et la qualité de vie qui leur sont naturellement dus ! Ce qui nécessite une remise à plat en profondeur du système dans lequel ils sont enfermés ; système par ailleurs, maintes fois dénoncé par de nombreuses organisations dont le Comité National d’Ethique.
• Nous exigeons une réforme en profondeur de notre système de santé et en particulier de l’accompagnement de la perte d’autonomie. L’ensemble des territoires doit être doté de maisons médicales, d’hôpitaux de proximité, de services gériatriques. Il faut stopper la fermeture des lits dans les hôpitaux publics. Il faut développer les services gériatriques et les urgences gériatriques et s’assurer qu’un retour au domicile n’est possible que si l’état de santé du patient le permet : tout retour à domicile ne peut se concevoir qu’après avoir mis en place, si nécessaire, l’ensemble des dispositifs, aides humaines, aides techniques, définis par l’équipe soignante de l’hôpital et l’assistante sociale.
• Enfin, nous exigeons la mise en œuvre d’un cinquième risque (financement de la perte d’autonomie), permettant la création d’une cinquième branche de la Sécurité Sociale, dont une ordonnance du 1er décembre 2021 a fixé les bases juridiques. Ce dispositif permettra enfin d’abolir pour les plus de 60 ans, la discrimination par l’âge dont ils sont victimes lorsqu’ils sont face à l’accompagnement de la perte d’autonomie et du handicap. Notre pays, celui des Droits de l’Homme, se doit d’être impartial par rapport à toute discrimination faite à ses citoyens. La défenseuse des droits est là pour le rappeler !
• Confrontés à ces besoins, donnons la parole aux futurs usagers, à leur famille et à l’ensemble des citoyens concernés pour faire valoir leurs attentes.

SOYEZ REMERCIES POUR VOTRE SOUTIEN !

Joëlle Le Gall

Présidente de Bien Vieillir Ensemble en Bretagne (BVE.BZH)
Ancienne Présidente de la FNAPAEF (2004-2014)

Pour signer notre pétition, merci de suivre ce lien : https://chng.it/fBt4QzQr

Lettre ouverte à Brigitte BOURGUIGNON, Ministre des Solidarités

Rennes le 3 février 2022

Lettre ouverte à Brigitte BOURGUIGNON
Ministre des Solidarités

 

Madame la Ministre,

Si nous saluons votre colère, qui s’impose en la circonstance, face au scandale ORPEA,
l’interview que vous avez accordé à BFMTV le 2 février au matin suscite de notre part quelques réactions et interrogations.

Concernant le cinquième risque :

Vous laissez entendre que le cinquième risque, acté dans la loi vieillissement, finance les aides apportées aux EHPAD alors même que ce cinquième risque n’est pas créé, mais simplement abordé par une ordonnance en date du 1.12.2021 qui parachève sur le plan juridique les bases de la création de cette cinquième branche de la sécurité sociale. Nous vous demandons d’apporter toute la clarté nécessaire sur ce sujet car les citoyens n’y comprennent plus rien.

Concernant les financements pour l’amélioration de l’architecture intérieure des EHPAD :

Ces établissements doivent être repensés dans leur intégralité y compris au niveau de leur appellation, leur permettant d’accueillir les personnes âgées en perte d’autonomie, ce qui nécessite des plateaux techniques et des soignants en nombre suffisant, tout en préservant l’accompagnement social indispensable à la personne âgée.

Si, comme vous le souhaitez, un effort tout particulier doit être apporté pour l’accompagnement au domicile respectant ainsi le choix du citoyen, certains d’entre eux, malheureusement atteints de pathologie lourde, se trouveront dans l’obligation de rejoindre ces nouveaux établissements repensés, faute d’accompagnement technique ne pouvant être prodigué à leur domicile.

Concernant les salaires des professionnels en EHPAD

Vous évoquez ce point important, précisant qu’une enveloppe budgétaire a pris en compte ces attentes. Les personnels des EHPAD sont encore nombreux à attendre la revalorisation de leur métier par le salaire ce qui a pour conséquence, comme vous le soulignez, le constat que des professionnels se dirigent vers d’autres métiers. Ils sont désabusés de ne pouvoir pratiquer sur le terrain les bonnes pratiques acquises
pendant leur formation, par manque de financements apportés à leur établissement, c’est aussi valable pour les hôpitaux publics en grand danger.

Le fossé entre les moyens à apporter face à une gestion essentiellement budgétaire, incompatible avec la dignité, le respect, dus aux citoyens pour le maintien de leur autonomie restante, doit être urgemment comblé : c’est une priorité non discutable.

Concernant le coût des EHPAD publics et associatifs, c’est l’omerta.

Si le coût de l’hébergement concernant les EHPAD à but lucratif (cotés en bourse) est révoltant, il l’est aussi pour les EHPAD publics et associatifs à but non lucratif : 2.300 euros en moyenne nationale face à des retraites bien inférieures pour un grand nombre de citoyens. Aujourd’hui on rejoint un établissement par obligation : AVC, sclérose en plaques, Parkinson, Alzheimer, maladies cardiaques, malvoyance, etc … et non pas par choix comme si nous recherchions un bon hôtel pour nous accueillir.

De plus, malgré un coût mensuel très élevé en inadéquation avec la raison pour laquelle on arrive en EHPAD, ces établissements ne sont pas en capacité de répondre à l’ensemble des besoins du résident par manque de financement alloué par l’État et les Conseils Départementaux.
Le résident supporte en moyenne 60 % du budget de fonctionnement de son établissement et dans ce tarif nous dénonçons depuis de longues années un grand nombre de charges indues qui ne devraient pas s’y trouver (amortissement de constructions et travaux, charges d’emprunts, etc …).

Concernant les familles

Elles doivent avoir un droit de regard sur l’accompagnement de leur parent et pouvoir sans crainte s’exprimer, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. Ce n’est pas le Conseil de Vie Sociale, tel qu’il est construit actuellement qui peut le permettre, car de nombreux résidents et familles n’osent pas toujours s’exprimer. Si c’était le cas, nous aurions évité un grand nombre de maltraitances dans ces établissements marchands qui font aujourd’hui « la une ». Et cela aurait sans doute déclenché des inspections non annoncées et en nombre suffisant.

Une question qui appelle une réponse claire de votre part : souhaitez-vous, comme certains candidats à la Présidence de la République, dissocier l’accompagnement des riches et celui des français moyens et des pauvres ? Il nous semble important de poursuivre à ce niveau cette formidable solidarité universelle qu’est la sécurité sociale. Seule un cinquième risque, reposant sur une cinquième branche de la sécurité sociale sera en capacité de rétablir l’ensemble des injustices faites aujourd’hui, non seulement aux personnes âgées mais à tout citoyen victime de perte d’autonomie.

Enfin, nous attendons impatiemment la présence des personnes âgées et de leurs représentants sur les plateaux télévisés à des heures de grande écoute, afin qu’elles interrogent les candidats à la Présidence de leur République sur les actions qu’ils souhaitent prendre en urgence afin qu’une personne âgée demeure un citoyen à part entière jusqu’à son dernier souffle. Nous espérons que le Président MACRON saura nous placer au cœur des débats pour faire entendre nos voix et donner toute sa puissance à notre démocratie participative.

Nous vous prions de croire à notre bonne volonté pour continuer à réformer notre système de santé.
Restant à votre disposition, nous vous assurons, Madame la Ministre, de notre haute considération.

Joëlle LE GALL, Présidente,

Henri HENAFF, Vice-Président

Florence COUDRAIS, Vice-Présidente

 

Vieillir : chance ou fléau ? La loi grand âge mise au panier !

Il fallait bien s’y attendre puisque l’écriture de cette loi ne peut se faire avant celle sur la création d’un CINQUIEME RISQUE promise depuis juin 2020.

Communiqué du 6 décembre 2021

Le Premier ministre, Jean CASTEX, annonce le 8 septembre : « le gouvernement compte proposer des  mesures nouvelles  en vue de renforcer la cinquième branche de la sécurité sociale ». Les quatre risques existants sont : maladie, famille, accidents du travail et maladies professionnelles, retraites.

Une fois de plus une communication qui interpelle, avec une certaine propension à propulser les français les plus avertis dans une confusion qui devient hélas coutumière.

Depuis Juin 2020, absence totale d’annonce sur le cinquième risque, alors même qu’il appartient aux français de se prononcer sur ce qui doit être une révolution sociale de la santé, de l’autonomie, du handicap, de la prévention, de la création de nouveaux métiers contribuant à relever l’économie de la France.

Étonnant : Pas moins de quatorze députés plus des représentants d’En Marche ont déposé leur projet de loi N° 4257 à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2021.
Aucun commentaire sur cette cinquième branche de sécurité sociale actée depuis Juin 2020, oubli ou pression du gouvernement. Une nouvelle loi ayant pour ambition la réorganisation profonde de l’accompagnement de l’autonomie, du handicap, des personnes âgés, donc de la santé de nos concitoyens ne peut s’écrire aujourd’hui sans les fondements de cette nouvelle branche.

Pour mémoire : La loi handicap du 11 février 2005 dans son article 13 pose les bases incontournables du cinquième risque :
Article L 114-1-1, La personne handicapée a droit à la compensation des
conséquences de son handicap quels que soient l’origine et la nature de sa
déficience, son âge ou son mode de vie.
Article L 114, Constitue un handicap au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans un environnement par une personne en raison d’une altération substantielle durable ou définitive, d’une ou de plusieurs fonctions physiques, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.

En dépit de ces articles restés sans suite, nous avons eu droit à une succession de pansements financiers. Ceux-ci ne règlent en rien la situation désastreuse de notre système de santé (sanitaire et médico-social) mais c’est la seule réponse du quinquennat du président Macron.

La pandémie, certes, a occupé un grand nombre des membres de notre gouvernement, mais au regard du nombre d’élus, d’experts, de Ministres concernés par cette future loi, nous sommes en droit de nous poser la question « ont-ils été choisis pour écrire des dossiers sans suite » alors que nous espérions mettre fin à une injustice typiquement française « la barrière de l’âge » projetant les personnes de plus de 60 ans dans un registre différent de ceux de moins de 60 ans lorsqu’un handicap, une perte d’autonomie surviennent. Triste constat en décembre 2021 à quelques mois de la fin de ce quinquennat ».

Des millions de français sont aujourd’hui concernés par l’accompagnement de la santé, du vieillissement, du handicap et de la perte d’autonomie. La Covid a eu pour effet, depuis Février 2020, de dévoiler au grand jour les défaillances de notre système de santé dans de nombreux domaines. Depuis le 7 mai 2017, pléthore de dossiers, de rapports, de concertations d’experts, la plupart d‘entre eux pointant l’urgence à redresser le secteur de la santé, de l’accompagnement du vieillissement et du handicap . Alors évitons de faire porter uniquement à la COVID ce triste constat fait en décembre 2021.
« Des grands moments de fierté » déclare le Premier Ministre dans son discours du 23 septembre 2021. Pour des millions de français qui vont se diriger vers les urnes dans 4 mois, et les retraités sont nombreux à y déposer leur bulletin, ce sont des grands moments de désespoir, d’agacement pour ne pas dire de tromperies et d’abandon.

Nous sommes à un choc de civilisation mais notre pays a toute capacité, s’il s’en donne les moyens, de répondre à ces enjeux vitaux pour la société de demain. Seniors, Adultes, Jeunes, nous tous sommes concernés.

Joëlle LE GALL, Henri HENAFF, Florence COUDRAIS,
Présidente, Vice Président et Vice Présidente de BVE.bzh

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Contact : 06 61 46 02 43 Courriel : legall.joelle@wanadoo.fr

Échec de la loi grand âge – La grande réforme annoncée en déliquescence

Rennes le 29 septembre 2021 – Communiqué de la Fédération bretonne BVE.bzh

Des annonces très insuffisantes faites par le premier Ministre et éloignées d’une restructuration en profondeur permettant de remettre à plat un système « à bout de souffle », l’accompagnement en santé des personnes âgées de plus de 60 ans.

Présentées , comme un fabuleux cadeau de sortie de la crise sanitaire Covid19, ces mesures ne doivent abuser personne et confinent à la provocation à l’égard des personnes âgées en souffrance, des professionnels de santé qui s’épuisent à domicile comme en établissement.

10 000 postes supplémentaires en EHPAD

Que représentent ces 10 000 postes annoncés, ramenés au terrain : 0,75 équivalent temps plein par Ehpad ! Alors que le plan solidarité grand âge en 2007 avait reconnu que le ratio minimum (non pas optimum) de 10 professionnels pour 10 résidents était nécessaire au regard de l’évolution de la lourde perte d’autonomie constatée en EHPAD. La moyenne des dotations actuellement se situe entre 5 et 6 professionnels pour 10 résidents ! Cherchez l’erreur.

Et que dire du reste à charge indécent reposant sur les épaules du résident et de sa famille alors même que l’établissement ne peut pas/plus répondre à l’ensemble de ses besoins.

240 millions d’euros pour payer les intervenants à domicile

Dérisoire, concernant le domicile, la situation reste très anxiogène pour les salariés et pour les structures mais elle l’est tout autant pour les personnes âgées devant être accompagnées à leur domicile : manque crucial de personnels, métiers non attractifs alors qu’il faut en urgence former et créer des emplois, renoncement de professionnels à poursuivre ces métiers. Comme en EHPAD, un manque de moyens financiers pour accompagner la perte d’autonomie et l’aide à la vie. Pour soulager les caisses de l’État, on compte sur des familles à qui l’ont fait porter le poids d’un accompagnement qui devrait être assumé par des professionnels.

Des périodes comme celle que nous vivons depuis deux ans ou encore celle de la canicule de 2003 ont portant démontré, s’il en était encore besoin, l’urgence d’un remaniement en

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Fédération loi 1901 déclarée en préfecture du Finistère le 21 Octobre 2019 sous le numéro W294011163

profondeur, de notre système de prise en compte de la perte d’autonomie et concomitamment l’urgence des actions à réaliser.

Effort global de 400 millions d’euros en 2022, 1 Milliard en 2025
pour aider les personnes âgées

En 2020 la CNSA vote un budget de 27,58 milliards d’euros pour couvrir le financement de la perte d’autonomie, le poste le plus important demeure néanmoins l’enveloppe consacrée au fonctionnement des établissements et services médicaux-sociaux. Ce budget s’inscrit dans le cadre des priorités définies par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et permet de mettre en œuvre les mesures initiant la réforme du grand âge et de l’autonomie qui doit s’inscrire dans la création d’un cinquième risque, cinquième branche de la sécurité sociale, à l’exemple de nombreux pays européens dont on devrait s’inspirer.

Poser les premières pierres d’une cinquième branche de sécurité sociale nécessite de s’aligner sur des budgets appropriés et les recommandations de la CNSA. Or nous constatons que le gouvernement persiste à minimiser des financements indispensables alors même que le cinquième risque a été acté dans la loi vieillissement en préparation et malheureusement repoussée à la fin du quinquennat.

Porter son regard vers d’autres pays européens qui ont su s’emparer du vieillissement de la population en y mettant plus de moyens et notamment en refusant de sectoriser la population par l’âge, n’est pas inutile.

Ce ne sont malheureusement pas les lois qui se superposent et les rapports innombrables qui ont pu éviter le constat d’échec aujourd’hui face à une grande cause nationale toujours non reconnue à la hauteur des enjeux de la démographie attendue.

Décidément, malgré des promesses, si peu suivies d’effets concrets, nos attentes restent toujours au fond du tiroir. Qui aura enfin le courage de transformer « le combien ça coûte à minima » en « comment transformer un vaste système de santé où l’humain est au centre du débat ». Car c’est bien cela dont il s’agit.

Joëlle LE GALL                     Henri HENAFF                      Florence COUDRAIS

Présidente                            Vice Président                           Vice Présidente

Lettre de Florence CARLES-COUDRAIS à la directrice de l’EHPAD du Faouet.

Florence CARLES-COUDRAIS est présidente de l’association BVE56. Elle est aussi présidente du Conseil de Vie Sociale à l’EHPAD du Faouet (56).

Nous publions ici son intervention à l’occasion de la réunion du CVS du 6 avril 2021.

 Je veux remercier, au nom des familles et en mon nom, les personnels soignants, les animatrices (Stéphanie et Sandrine) qui malheureusement ne peuvent plus faire d’animations, le cadre de santé et tout le personnel sur le terrain (Secrétariat, cuisiniers…), pour leur dévouement près des résidents et des familles dans cette période difficile qui se prolonge .

Pendant ces derniers mois, j’ai reçu beaucoup d’appels téléphoniques de familles désespérées de ne pas pouvoir visiter leurs proches. Et c’était parfois bien long pour obtenir un rendez-vous.

Ce sont dans des moments difficiles et inédits que l’on s’aperçoit de la dure réalité de l’Ehpad.

Les résidents, les familles les soignants se sont sentis bien délaissés par le manque de communication avec la Direction, j’ai l’impression de me répéter mais depuis la fusion tout paraît compliqué, manque de flexibilité, de transversalité, « une usine à gaz ». Je sais qu’il y a une pression budgétaire qui débouche sur la maltraitance institutionnelle et sur le terrain tout doit fonctionner à flux tendu, priorité à l’efficience.

Nous avons une grande chance pour nos résidents que les personnels soient dévoués avec un esprit d’équipe et de bonnes compétences, mais parfois cela tient du miracle. Mais pour combien de temps encore les équipes vont elles tenir ? Le découragement, et le moral sont bien attaqués.

Les soignants souffrent et les résidents sont négligés du manque de personnel et du rythme de travail qui en découle ; il faut aller vite ! Pansements, douches, collyre, médicaments… pas de temps pour l’échange pour la relation. Et pas de visite, pas d’animation !

Aussi je compte sur vous Madame la Directrice pour faire remonter mes doléances et celles des familles et des résidents afin que la situation puisse s’améliorer.

Avec mon Association « Bien vieillir ensemble 56 », nous dénonçons cette injustice pour nos ainés au côté des personnels soignants et des responsables d’Établissements.

La situation désastreuse des EHPAD où les soignants sont devenus des robots dans une industrie des soins aux personnes Agées, avec des dotations en baisse et des augmentations régulières des tarifs pour les résidents et leurs familles.

Aussi il Faut que nous soyons mobilisés  dans chaque Ehpad (personnels soignants ,cadres ,décideurs, résidents, familles) pour faire entendre nos revendications aux politiques.

Florence Carles- Coudrais, Présidente du CVS

BVE.bzh soutient l’initiative de la FNADEPA

Face aux tensions majeures auxquelles le secteur du grand âge est confronté, la FNADEPA alerte l’ensemble des décideurs publics et appelle à une réforme majeure et urgente du Grand âge. Elle porte 25 propositions, nourries par ses adhérents, afin de « réformer durablement l’accompagnement des personnes âgées » à travers trois objectifs :

I – Soutenir les professionnels du Grand âge : UNE URGENCE SOCIALE

II – Optimiser le parcours de vie des personnes âgées : UN IMPÉRATIF ÉTHIQUE

II – Stabiliser la gouvernance et les financements des territoires : DES MOYENS ESSENTIELS

Notre fédération BVE.bzh souhaite relayer ces propositions et soutient cette démarche proactive.

Retrouvez ici l’intégralité du document « 25 PROPOSITIONS pour réformer durablement l’accompagnement des personnes âgées ! »

Lettre ouverte au président de la république

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président de la République,
Depuis plus de vingt ans de nombreuses associations ont alerté sur les lacunes relatives à
l’accompagnement des personnes âgées en situation de perte d’autonomie, qu’elles résident à
leur domicile ou en établissement. Cet accompagnement a toujours donné lieu, comme unique
réponse, à une gestion essentiellement budgétaire au détriment d’une gestion à caractère plus
humain et sociétal…

Retrouvez ici l’intégralité de la Lettre ouverte au Président de la République

Semaine de la Dénutrition

Semaine nationale de la dénutrition

La dénutrition : 670 000 Personnes âgées seraient concernées !

(400 000 à domicile et 270 000 en EHPAD )

Informer les personnes âgées, communiquer en organisant des conférences sur ce thème, échanger avec les professionnels du secteur, du domicile et des établissements : une priorité que BVE.bzh se donne et va poursuivre en 2021.
La dénutrition affecte 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile et 15 à 40 % de celles vivant en institution. Associée à deux phénomènes liés à la prise d’âge : la sarcopénie (perte de la masse musculaire) et l’immuno-sénescence (diminution des capacités de défense de l’organisme), la dénutrition entraîne une perte d’autonomie donc une augmentation de la dépendance. Cette dénutrition est rapidement irréversible et entraîne la personne dénutrie dans une spirale morbide dont l’issue est fatale. Or diagnostiquée précocement, il est aisé d’intervenir pour corriger une dégradation de l’état nutritionnel. En cette période où nous sommes face à une épidémie d’origine virale avec un risque accru de morbi-mortalité chez les personnes âgées, il semble judicieux de maintenir un état nutritionnel satisfaisant et un système immunitaire fonctionnel Force est de constater à travers ces chiffres que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. Il est important que le personnel et la famille qui les entourent soient informés sur les conséquences irréversibles d’une mauvaise nutrition mais qu’ils sachent également ce que représente une bonne nutrition.
Si les formations sont nécessaires, elles s’adossent impérativement à des précautions journalières : le choix et l’association des aliments, le bon dosage journalier… le temps consacré aux repas.
Au niveau des EHPAD et de l’hôpital : Proposer une nourriture locale équilibrée et adaptée à chaque résident(e), élaborée par une diététicienne-nutritionniste, mais surtout disposer d’un nombre suffisant de soignants pour que ce repas soit réellement ingéré et d’un temps suffisant pour que l’aide au repas soit un moment de plaisir.
A domicile, s’ajoutent à ces recommandations un contrôle journalier du réfrigérateur afin de vérifier les aliments périmés et inciter la personne à manger « du frais » avec l’aide des aidants professionnels et familiaux qui l’entourent.
Espérons que cette semaine de la dénutrition convaincra tous les acteurs concernés de l’importance de la lutte contre la malnutrition et qu’elle sensibilisera nos politiques afin que nous disposions tous des moyens permettant de nous maintenir en bonne santé le plus longtemps possible, ce qui contribuera à soulager les caisses de l’assurance maladie.

Courriel : legall.joelle@wanadoo.frwww.BVE.bzh (29 – 35 – 56) – contact 06 61 46 02 43